Il y a 3 h
Une aurore inhabituelle éclaire la nuit de Mars
Quand le vent solaire rencontre une atmosphère ténue, la planète rouge révèle une lueur invisible à l’œil nu.
Lire l’histoire →ÉDITION · 18 AOÛT 2026
L’actualité qui rapproche la science du ciel, et le carnet de terrain de celles et ceux qui le photographient.
Explorer les histoires →Comment James Webb observe les galaxies aux confins de l’Univers jeune
Lire l’article ↗LE CIEL EN MOUVEMENT
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Quand le vent solaire rencontre une atmosphère ténue, la planète rouge révèle une lueur invisible à l’œil nu.
Lire l’histoire →Il y a 7 h
Les restes d’une étoile disparue dessinent encore, des millénaires plus tard, la mémoire de son explosion.
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Un horizon dégagé, une chaise longue et vingt minutes d’adaptation suffisent pour commencer.
Préparer sa nuit →COMPRENDRE EN 3 MINUTES
Des notions essentielles, racontées sans jargon, pour donner du sens à ce que l’on observe.
C’est la distance parcourue par la lumière en une année : près de 9 461 milliards de kilomètres. Voir loin, c’est donc regarder dans le passé.
Aller plus loin →Parce que l’Univers a un âge fini et qu’il est en expansion. Toute la lumière des étoiles n’a pas eu le temps de nous parvenir.
Aller plus loin →Décomposée en couleurs, leur lumière révèle température, composition chimique et mouvement — sans jamais avoir à les toucher.
Aller plus loin →SOLEIL EN ULTRAVIOLET · NASA / SDO
MÉTÉO SPATIALE
L’activité magnétique du Soleil peut projeter du plasma vers la Terre. Quand ces particules perturbent notre magnétosphère, le ciel des hautes latitudes s’illumine — et, lors des fortes tempêtes, l’aurore peut descendre bien plus au sud.
Mise à jour en cours
L’indice Kp va de 0 à 9 et mesure l’activité géomagnétique globale. À partir de Kp 5, la NOAA parle de tempête G1. Un Kp élevé augmente les chances d’aurore, mais ne garantit pas sa visibilité depuis votre position.
Les champs magnétiques se tordent à la surface du Soleil.
Rayonnement et parfois plasma sont libérés dans l’espace.
Si l’éjection vise la Terre, elle perturbe sa magnétosphère.
Les particules excitent l’oxygène et l’azote de l’atmosphère.
LE CIEL À UNE DATE PRÉCISE
Une carte calculée pour Paris le mardi 1er septembre 2026 à 22 h, heure locale. Le nord est en haut, l’est à gauche, comme lorsque l’on tient la carte au-dessus de soi.

ASTROPHOTOGRAPHIE
Du premier cliché de la Lune aux mosaïques de nébuleuses, apprenez à composer avec l’obscurité, le temps et les étoiles.
Découvrir le guide débutant →« Une bonne image commence bien avant d’ouvrir l’obturateur. »
CARNET DE TERRAIN
Une session réussie ne dépend pas seulement du matériel. Elle se construit avec une carte, une météo lisible et une intention simple.
Repérez sa hauteur au-dessus de l’horizon et le moment où elle sera la mieux placée.
Nuages, transparence et turbulence ne racontent pas la même chose. Une nuit claire n’est pas toujours une nuit stable.
Batteries, mise au point approximative et câbles se contrôlent avant la tombée de la nuit.
Quelques notes sur les réglages et les conditions transforment chaque sortie en expérience utile.
REGARDS CROISÉS
Chaque semaine, une sélection d’images réalisées par notre communauté, du jardin à l’observatoire.
PREMIERS PAS
BIEN COMMENCER
Trois portes d’entrée, selon votre envie. Aucune ne demande de tout connaître avant de commencer.
Pour apprendre les constellations et suivre les mouvements du ciel.
Pour révéler les cratères lunaires, les amas d’étoiles et les grandes nébuleuses.
Pour détailler les planètes, séparer les étoiles doubles et explorer le ciel profond.
PETIT LEXIQUE DU CIEL
SALLE DE LECTURE
Ouvrez un sujet pour lire l’article complet. Chaque bouton du site conduit désormais directement au bon dossier.
Observer une galaxie très lointaine, c’est recevoir une lumière partie lorsque l’Univers était beaucoup plus jeune.
Le télescope James Webb capte surtout l’infrarouge. C’est essentiel : l’expansion de l’Univers étire la lumière des galaxies lointaines vers ces longueurs d’onde. Le miroir rassemble cette lumière extrêmement faible, puis les instruments la séparent et la mesurent.
La forme de la galaxie renseigne sur sa structure. Son spectre révèle sa distance, la naissance de ses étoiles et certains éléments chimiques. Une image spectaculaire n’est donc que le début : le véritable récit se trouve dans la lumière analysée.
Mars ne possède pas de champ magnétique global comme la Terre, mais sa croûte conserve des zones aimantées.
Lorsque des particules chargées du vent solaire atteignent l’atmosphère martienne, elles transmettent leur énergie aux gaz qu’elles rencontrent. Ces gaz réémettent ensuite cette énergie sous forme de lumière : une aurore est née.
Certaines émissions martiennes se produisent dans l’ultraviolet et restent invisibles à l’œil humain. Leur étude aide à comprendre comment le vent solaire interagit avec l’atmosphère et comment celle-ci a évolué au fil du temps.
La nébuleuse du Voile est un vaste rémanent de supernova : la matière projetée par l’explosion d’une étoile massive.
L’onde de choc traverse le gaz interstellaire, le comprime et le chauffe. Les filaments visibles tracent les régions où cette rencontre est la plus intense. Leur finesse apparente vient aussi de notre angle de vue sur de grandes nappes de gaz.
En photographie, des filtres adaptés isolent les émissions de l’oxygène et de l’hydrogène. Les couleurs obtenues permettent de distinguer des zones physiques différentes, bien au-delà de ce que l’œil perçoit directement.
Aucun télescope n’est nécessaire : les météores peuvent traverser une grande partie du ciel et s’apprécient à l’œil nu.
Choisissez un lieu sombre avec un horizon dégagé, installez-vous confortablement et regardez une large zone du ciel plutôt qu’un point précis. Éloignez le téléphone : les yeux ont besoin d’environ vingt minutes pour retrouver une bonne sensibilité nocturne.
Prévoyez des vêtements chauds, même en été, et laissez-vous au moins une heure. Les météores arrivent de manière irrégulière. Le meilleur instrument reste ici la patience, accompagnée d’un champ de vision aussi large que possible.
La lumière parcourt environ 300 000 kilomètres chaque seconde. Une année-lumière est la distance qu’elle franchit en un an.
Cette unité évite d’écrire des nombres gigantesques : une année-lumière correspond à près de 9 461 milliards de kilomètres. Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, se trouve ainsi à un peu plus de quatre années-lumière.
La notion possède une conséquence vertigineuse. Regarder un objet situé à dix années-lumière, c’est le voir tel qu’il était dix ans auparavant. En astronomie, la distance transforme naturellement le télescope en machine à remonter le temps.
Si l’Univers était éternel, immobile et rempli uniformément d’étoiles, chaque direction du ciel devrait finir sur une surface stellaire.
Or le ciel nocturne est sombre. L’Univers observable a un âge fini : la lumière des régions les plus lointaines n’a pas toujours eu le temps de nous atteindre. Les étoiles, elles aussi, naissent et disparaissent.
L’expansion cosmique ajoute un second effet. Elle étire la lumière ancienne vers des longueurs d’onde moins énergétiques, parfois hors du domaine visible. La nuit noire raconte donc à la fois l’histoire et l’évolution de l’Univers.
Un spectroscope décompose la lumière en couleurs. Les fines raies sombres ou brillantes qui apparaissent forment une véritable signature physique.
Chaque élément chimique absorbe ou émet la lumière à des longueurs d’onde précises. En identifiant ces raies, les astronomes détectent notamment l’hydrogène, l’hélium, le sodium ou le calcium dans l’atmosphère d’une étoile.
La répartition des couleurs indique aussi la température. Enfin, le décalage des raies révèle si l’astre s’approche ou s’éloigne. Une simple lumière permet ainsi de mesurer composition, chaleur et mouvement à distance.
Commencez par une cible lumineuse et simple à repérer. L’objectif n’est pas la perfection, mais une méthode que vous pourrez répéter.
Installez l’appareil sur un support stable, utilisez le mode manuel et faites la mise au point sur une étoile brillante en agrandissant l’image à l’écran. Prenez plusieurs poses plutôt qu’une seule très longue exposition et contrôlez régulièrement la netteté.
Photographiez aussi quelques images de calibration si votre pratique le permet, puis assemblez les poses dans un logiciel dédié. L’empilement réduit le bruit et fait apparaître les détails faibles. Notez enfin vos réglages : ce carnet guidera la prochaine sortie.
Une aurore à nos latitudes reste rare. La bonne stratégie consiste à surveiller plusieurs signaux, puis à être prêt à sortir rapidement.
Consultez les alertes de tempête géomagnétique et la carte de l’ovale auroral. Cherchez un ciel dégagé, un site sombre et un horizon nord sans lampadaires. La Lune, les nuages et la pollution lumineuse peuvent masquer une aurore pourtant présente.
Laissez vos yeux s’adapter, puis observez au nord une lueur diffuse, parfois grisâtre à l’œil nu. Un appareil photo en mode nuit peut révéler du vert, du rose ou du rouge avant que les couleurs deviennent évidentes. Utilisez un trépied et commencez par des poses de 2 à 8 secondes.
À consulter : ovale auroral NOAA · comprendre la météo spatiale avec l’ESA
À NOTER DANS VOTRE CARNET
Sortez dix minutes avant l’heure prévue : laissez vos yeux s’habituer à la nuit et prenez le temps de regarder sans écran.
Une fenêtre idéale pour chercher les objets diffus loin des lumières urbaines.
La planète aux anneaux se montre toute la nuit et atteint sa meilleure visibilité.
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